Le cambrésis, au coeur de l'Europe économique

A l'initiative de l'association Seine-Nord Europe, des élus, représentants de l'Etat, acteurs économiques du Nord/Pas-de-Calais et de la Picardie, des territoires traversés par le futur canal, se sont réunis pour débattre des enjeux de la future voie d'eau à grand gabarit.

Au coeur des échanges : l'impact économique du projet et ses conséquences en matière d'implantation d'entreprises, d'emplois directs et indirects.

Le projet du canal est dans les cartons depuis deux décennies, il a connu un coup d'accélérateur à l'occasion du déplacement du Président de la République à Nesle le 5 avril 2011, au cours duquel Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement du dialogue compétitif en contrat de partenariat public-privé entre Voies Navigables de France (VNF) et deux grands groupes privés du BTP (Bouygues, Vinci-Eiffage) qui ont proposé d'assurer la réalisation de ce chantier dont la mise en service est programmée en 2017.

Un projet en préparation sur le terrain

Dès la publication du décret d'utilité publique en 2008, VNF a préparé l'arrivée du projet et pris les mesures qui permettraient la réalisation concrète sur le terrain.

Les opérations archéologiques (Havrincourt site paléolithique, Marquion plus récemment) ont démarrés en septembre 2008 (plus de 2100 ha à ce jour) le processus de réserves foncières est en cours depuis 2005 et le premier gros chantier préparatoire a été lancé en septembre 2010 sur l'autoroute A29 dans le cadre du plan de relance du Gouvernement.

Un enjeu pour la préservation du territoire

Un observatoire de l'aménagement du projet a été mis en place, afin d'effectuer un état des lieux avant le début des travaux et pouvoir ensuite suivre l'évolution et les éventuels impacts sur le milieu naturel. Celui-ci est un instrument de dialogues, de surveillance écologique et de vigilance pendant la vie du projet. Il travaille notamment sur son insertion dans l'environnement autour de 3 thématiques la ressource en eau, la biodiversité, et le paysage.

Un impact économique majeur

En terme de perspectives, sur la durée du chantier (4 ans) et la longueur de son tracé (106km), il est envisagé 4 500 emplois directs et autant d'emplois indirects générés par le chantier, ainsi qu'environ 3000 emplois à l'horizon 2020 sur les 4 plateformes dont Cambrai-Marquion.

Il faut savoir que depuis 2 ans, la cellule interdépartementale présidée par M. Richard Smith, Préfet, mène un travail sur l'offre de formation initiale, de services aux entreprises, des besoins en terme d'hébergement, d'école..

À l'occasion du séminaire, M. François-Xavier Villain, Président de la CAC, a insisté sur la nécessité de continuer à mobiliser les acteurs du territoire sur les opportunités économiques des phases de pré-chantiers, chantiers et post-chantiers en rappelant également que cette liaison Seine-Escaut permettra de relier en 2017 le bassin de la Seine aux 20 000 kms de voies européennes à grand gabarit et que le Cambrésis était au coeur des infrastructures de transport fluvial.

L'association Seine-Nord Europe

Missionnée en 2008 par le Préfet coordonnateur du projet pour structurer les attentes des territoires sur les thématiques "plateformes multimodales, tourisme", l'association Seine-Nord Europe avait synthétisé ce travail par la rédaction d'un "livre blanc" des acteurs territoriaux. Fin juin 2011, le Préfet coordonnateur a souhaité que l'association approfondisse cette réflexion, en liaison avec les territoires, sur l'impact économique du projet et ses conséquences en matière d'emplois via des séminaires comme à Cambrai, qui donnera lieu à la rédaction d'un "2ème livre blanc" des acteurs territoriaux en février 2012.

Téléchargez le tracé du CSNE

Un outil de développement : projet de canal à grand gabarit avec péniches qui pourront transporter jusqu'à 4400 tonnes de marchandises, qui va relier la Seine à l'Escaut, de Paris à Rotterdam.

Quelques chiffres

  • 106km de long
  • 54 m de large
  • 4,5 m de profondeur
  • 55 millions de m2 de terre déplacés
  • 7 écluses
  • 3 ponts canaux
  • 59 ponts routiers et ferroviaires
  • 4 plateformes multimodales (Cambrai-Marquion, Péronne, Haute-Picardie, Nesle, Noyon)
  • 5 quais céréaliers
  • 2 quais de transbordement
  • 5 équipements de plaisance
  • 2 bassins réservoirs d'eau